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18 mars 2012 7 18 /03 /mars /2012 18:11

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    Tout le monde connait Claude François. Tout le monde saurait le reconnaitre sur une photo. Tout le monde a chez lui au moins un titre, un disque de Cloclo. Que ce soit un tube parmi d’autres sur la playlist d’un iPod, une compil de tubes disco des années 70 rangée près de la chaine hifi du salon, ou encore un vieux 45 tour rangé dans un carton poussiéreux au fond du garage.


    Mais la vraie vie de cet artiste reste souvent méconnue du grand public, notamment des plus jeunes.
    Car l’artiste était loin d’être un simple chanteur à succès. Homme d’affaire, producteur, musicien, photographe, éternel insatisfait tant professionnellement que sentimentalement, traumatisé par une figure paternelle inflexible, le reniant, et une mère dépendante des jeux d’argent.


    L’ambition du film Cloclo, réalisé par Florent Emilio Siri, est donc de réparer cette méconnaissance et de raconter la vie du chanteur mort prématurément. Un film donc, à ranger dans la catégorie des biopic. Parce que oui, 2012, en plus d’être l’année de la fin du fin du monde, sera l’année des biopic (ou biographie cinématographique si on veut rester dans le made in France). Petite parenthèse pour vous signaler qu’après Margareth Thatcher et Claude François, ce seront Dalida, Elvis Presley, Marylin Monroe, Abraham Lincoln ou encore Grace Kelly qui se succèderons dans les salles obscures.


    Pour en revenir au film qui nous intéresse. Je ne peux bien évidemment pas éviter de me faire l’écho de la presse de ces derniers jours.


    Comme vous l’aurez surement déjà lu ou entendu :  Jérémie Renier est absolument bluffant dans ce film. En effet, si au départ le pari n’était pas gagné physiquement, on se retrouve  avec un véritable « Cloclone ». Le film se met parfois à jongler entre images d’archives authentiques, et images modernes  vieillies, et le résultat est là : on en arrive à ne plus distinguer le vrai du faux. Jérémie Renier a fait un énorme travail pour se mettre totalement dans la peau du personnage, et ce avec beaucoup d’application (Avec Claude François, tout est question d’applique…), et au final, il incarne un Claude François identique à l’original : survolté (sans mauvais jeu de mot…).


    Deuxième performance qui à mon gout n’a pas assez été soulignée : Benoit Magimel dans le rôle de Paul Lederman. Là encore c’est bluffant, il n’y a qu’à regarder les images d’archives pour se rendre compte de la ressemblance.


    On apprécie également beaucoup l’utilisation de la playsit Claude François tout au long du film. Vous pourrez ainsi vibrer et taper la cadence sur vos tubes préférés pendant 2h30.
    Quant à l’angle de vue du personnage, tout est fait pour mettre en lumière le caractère incroyable du personnage. Si bien que l’on en apprend beaucoup ! Vous qui croyez tout savoir sur Cloclo, vous seriez surpris d’en apprendre de belles belles belles.


    Saviez-vous par exemple que la première femme de Claude François l’a plaqué pour partir faire sa vie avec Gilbert Bécaud ? Vous avez bien lu. La femme de Claude François, ce chanteur mort électrocuté, s’est tirée avec celui qu’on appelait Monsieur 100 000 Volt !


    On en apprend aussi beaucoup sur son enfance passée en Egypte. Cela m’amène d’ailleurs à vous parler de la première scène du film. Je ne sais pas si elle est authentique, mais là encore il y a de quoi se poser des questions sur l’ironie de la situation. La mère de Claude, alors enceinte, consulte une voyante. Celle-ci lui parle alors de son futur enfant. Elle lui apprend notamment que ce sera un garçon, et lui annonce : « Je le vois dans une grande lumière ».


    On redécouvre aussi que Claude François, au-delà des cheveux longs, du fond de teint, des bottillons et des costumes à paillettes, est surtout un homme a femme. Sans cesse déçu, malheureux, il se réconcilie bien souvent dans les bras de ses nombreuses fanes. Et c’est un des fils rouges du film, les aventures et déboires amoureux de Claude, qui n’aura jamais eu de chance de ce côté-là, mais qui faisait aussi tout pour empoisonner ses relations.


    Au final, ce film est une véritable réussite. Il est vrai que je partais avec deux gros points positifs : être fan de Claude François, et fan des biopic. Mais là, que du bonheur.


    Un film à voir, autant par les fans que par les néophytes, dans les deux cas on passe un bon moment en redécouvrant un monument de la chanson, et même de l’Histoire Française.


    Il ne faudra donc pas jeter Cloclo avec l’eau du bain !

 

    Flojix.

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Publié par la-baroncrapo-compagnie - dans Archives 2012
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