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6 avril 2012 5 06 /04 /avril /2012 12:00
Happy Feet 2 de Georges Miller (Sortie en dvd et blu-ray le 07/04/12)
 Mieux vaut être un pingouin qu’un mouton !

A l’heure où Happy feet 2 de Georges-Mad max-Miller s’apprête à sortir en dvd et en blu-ray, il paraît opportun de revenir quelques instants sur l’échec commercial et critique de ce dernier.
En vérité, ce film d'animation a été présenté comme un œuvre enfantine au message gentiment écolo. On peut, dés lors, imaginer la stupeur des premiers spectateurs à la vision de ce long métrage.
 
Il débute sur une séquence musicale qui voit une horde de pingouins dansant et chantant un tube du hit-parade. Tout nous laisse alors penser  que l'on aura bel et bien le divertissement familial attendu. Cependant, Miller quitte bien vite cette atmosphère légère et festive pour s’intéresser aux états d’âme d’un jeune pingouin nommé Erik, fils de Mumble, le héros du premier film. Ce dernier se demande pourquoi il devrait faire comme ses semblables alors qu’il n’en ressent ni le besoin, ni l’envie. La thématique est dés lors annoncée. En lieu et place d'un divertissement bien pensant, Miller nous propose une réflexion existentialiste aux forts accents sartriens. Non content de nous offrir un spectacle total mélangeant chant, danse, mouvement de caméra acrobatique, humour et émotion, Happy feet 2 nous interroge sur la place que nous occupons au sein de la société.
 
Ceci étant dit, nous comprenons à quel point certaines personnes ont pu être décontenancé à la vision de ce long métrage. Loin de ces œuvres qui prennent les enfants et les individus en général pour des crétins incapables de remettre en cause l'ordre établit, Happy feet 2 nous répète comme les Lumières, Sartre ou même NTM avant lui que le monde de demain nous appartient. C’est pour cette raison que l’on ne peut qu’être attristé par l’échec d’une telle œuvre somme et par l’incompréhension et la condescendance qu’elle a suscité.
 
Il ne nous reste donc qu’à espérer que la sortie prochaine d’Happy feet 2 en dvd et blu ray lui permette de connaître le sort qui lui revient de droit.

Cheval de guerre
Un cheval, mon royaume pour un cheval !

Non content d’avoir revisité Hergé avec brio, Spielberg nous revient une poignée de semaines plus tard avec une adaptation d’un roman de Michael Morpurgo intitulé Cheval de guerre.
 
Le film débute sur la rencontre entre un cheval, Joey, et un jeune garçon, Eric. Alors que nous nous attendons à suivre une fable cul-cul sur une amitié inter-espèce, Spielberg contourne nos attentes. Bien vite, les chemins d’Eric et Joey vont se séparer. Nous quittons alors un cadre bucolique pour être plongé en pleine première guerre mondiale. Au cours de ce conflit, nous allons croiser les destins les plus divers. Tous n’ont qu’un seul point commun : ils ont croisé la route de Joey. Dans les mains d’un autre réalisateur, faire d’un simple bourrin le fil rouge de sa narration aurait donné lieu à une bouillie filmique sans précédent. Chez Spielberg, ceci est l’occasion de brosser le portrait d’hommes en proie à un événement qui les dépasse. Le verdict est alors sans appel : malgré la bonne volonté qui caractérise l’ensemble des protagonistes, l’humanité n’en demeure pas moins englué dans un conflit d’une incroyable violence.

L’absurdité de cette situation culminera dans une scène qui n’est pas sans rappeler le Joyeux noël de Christian Carion.
 
Le réalisateur de Jurassic Park nous offre donc ici une vision désabusée mais en aucun cas cynique de l’humanité car au fond en parler n’est-ce pas déjà l’aimer ?

Mission impossible IV : Protocole fantôme
de Brad Bird
Mission accomplie !

Réalisateur des géniaux Les indestructibles et Ratatouille, Bird s’essaye pour la première fois au film live. En soi, l’exercice est périlleux tant diriger une équipe et des comédiens sont deux choses complètement différentes. Cependant, Bird s’en sort à merveille en nous offrant le meilleur opus de cette franchise populaire.

A vrai dire, le brio de Bird est, avant tout, d’avoir recentré le concept de la saga autour des personnages. Si les missions qu’ils effectuent sont impossibles, c’est parce qu’ils sont livrés à eux-mêmes. Rien ni personne ne peut leur venir en aide. L’organisme dont-ils dépendent nie toute implication. De même, la technologie dont ils ont l’habitude de se servir montre très vite ses limites.

 
Ce postulat de départ peut nous paraître des plus simple. Cependant, il permet au réalisateur de faire des enjeux humains le véritable moteur de l’incroyable spectacle qui nous est offert. Bien que le film comporte son lot de scènes époustouflantes, le papa du Géant de fer n’oublie jamais de nous impliquer faisant ainsi de son blockbuster une véritable aventure humaine.

En somme contrairement à Mickael Bay, Paul Anderson ou Roland Emmerich, Bird a compris l’essentiel : on a beau multiplier les morceau de bravoure, tout ceci est inutile si l’identification aux personnage et l’immersion dans le récit n’est pas total. Ajoutez à cela un casting parfait, (Jérémy Renner est monumental !), une mise en scène sobre mais efficace, des scènes d’action dantesques mais toujours lisibles et enfin, un découpage et un montage aux petits oignons, et vous aurez le cocktail parfait.

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Publié par la-baroncrapo-compagnie - dans Archives 2012
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